Pas de fidélité

sans souffrance acceptée

(50.4-11)

 

 

Dans ce troisième chant,

le serviteur se présente

comme un disciple fidèle au Seigneur dont il ne cesse d’écouter la Parole (Deut 6.4).

 

Courageusement, il la met en pratique, quoi qu’il lui en coûte :

il s’en remet totalement à Dieu

qui lui donne la force

de tenir bon malgré le mal subi.

 

 

Pour la première fois,

apparaît l’idée que

le porte-parole de Dieu

accepte sa souffrance.

 

Il sait qu’il n’est pas coupable :

il sait que Dieu est du côté

de ceux qui le servent fidèlement.

 

 

 

Le serviteur s’adresse ensuite

à tous les humains (v. 10-11).

 

A ceux qui se veulent fidèles à Dieu,

il demande de faire confiance

à la lumière divine.

 

A ceux qui refusent Dieu,

il prédit qu’ils périront

comme ils ont choisi de vivre.

 

A tous est posée une question qui résonne jusqu’à nos jours :

qui parmi vous se fie au Seigneur

et reconnaît son autorité ?

Même ceux qui ne comprennent pas comment Dieu agit

peuvent choisir de lui faire confiance. Dieu sera leur lumière.

 

Livre du Prophète ISAÏE
50, 4 à 7
Le serviteur du Seigneur
(troisième poème)
 
4 Le Seigneur Dieu m’a enseigné
ce que je dois dire, pour que je sache
avec quels mots je soutiendrai
celui qui faiblit.
Chaque matin, il me réveille,
il me réapprend à écouter,
comme doivent écouter les *disciples.
 
5 Le Seigneur Dieu m’ouvre les oreilles,
et je ne lui résiste pas,
je ne recule pas.
6 J’offre mon dos à ceux qui me battent,
je tends les joues à ceux
qui m’arrachent la barbe.
Je ne cache pas mon visage aux crachats, aux insultes.
 
7 Le Seigneur Dieu me vient en aide,
c’est pourquoi je ne m’avoue pas vaincu,
je rends mon visage dur comme la pierre,
je sais que je n’aurai pas le dessous.
 
8 Le Seigneur est à mes côtés,
il me donnera raison.
Qui osera me faire un procès ?
Qu’il vienne avec moi devant un juge !
Qui veut être mon adversaire ?
Qu’il se présente en face de moi !
 
9 C’est le Seigneur Dieu
qui me vient en aide,
qui donc pourrait me déclarer coupable ?
Mes adversaires s’useront tous
comme un habit qui tombe en lambeaux,
dévoré par les mites.
 
10 Si quelqu’un parmi vous
reconnaît l’autorité du Seigneur,
qu’il écoute son serviteur !
 
 
 
Le disciple fidèle
(50.4-11)
 
Dans ce troisième chant, "le serviteur de Yahvé" énonce ses convictions. Elles retracent son parcours.
- Il accueille la Parole du Seigneur, lui ouvrant toute grande son attention, matin après matin (Deut 6.4).
- Il la transmet au peuple de Dieu, fidèlement, sans la voiler, ni en atténuer la vigueur,
- En retour, le peuple le critique, le persécute, lui crache à la figure, car c'est un peuple à la tête dure, rebelle à toute Parole venant d'En-Haut,
- Courageusement, le Serviteur affronte cet injuste rejet et les souffrances physiques ou morales qui en découlent. Au point que certains voient en lui un homme rejeté par Dieu
- Intérieurement, il tient bon car il se sait innocent. Il fait confiance au Seigneur. Il s'en remet à son jugement. Dieu le soutient dans ce mal qu'il subit injustement.
 
*
 
Ce Serviteur a l'intime conviction que Dieu accepte de supporter pendant un temps le mépris et la souffrance: mais un jour, proche, Dieu rétablira la vérité, jugera les injustes, et fera triompher le Serviteur et son Message.
 
 
Le serviteur s’adresse ensuite aux humains
(v. 10-11).
A ceux qui se veulent fidèles à Dieu, il demande de faire confiance à la lumière divine.
A ceux qui refusent Dieu, il prédit qu’ils périront victimes de leurs mauvais choix de vie.
 
A tous il pose une question qui résonne jusqu’à nos jours : qui, parmi vous, se fie au Seigneur et reconnaît son autorité ?
 
Même quand on est dérouté par la façon dont Dieu agit, on peut choisir de lui faire confiance. Il est toujours force et lumière.
 
*
 
On comprend mieux pourquoi
les rédacteurs des Evangiles
verront en Jésus
le parfait Serviteur de Dieu,
traversant sa Passion
et entrant ainsi dans
le rayonnement
de sa Résurrection.
Offrande

 

 

 

ALLELUIA !

 

Ce que j’ai dit et médité devant toi, j’espère que cela te sera agréable, Seigneur, mon Rocher, mon Défenseur

 

Dieu sera un juste Juge, un ARBITRE EQUITABLE

 

Regarder le cosmos, notre soleil, la création : s'émerveiller et rendre gloire au Créateur.

 

Ecouter et lire la Parole de Dieu, rédigée par des croyants cultivés et priants: se laisser habiter par cette Sagesse de Vie.

 

C'est VIVRE

CONTEMPLER

ACCUEILLIR

le Bonheur

 

"Notre Père,

que Ton Nom

soit sanctifié"

 

"Seigneur, délivre-moi du mal, du Mauvais"-

- Hier, tu l'as déjà fait pour moi

-Aujourd'hui, j'ai encore besoin de ta tendresse et de ta présence."

 

Seigneur, délivre tous les Humains du mal qui les défigure, et du mal qu'ils font subir aux autres et à ta création.

 

PSAUME 21 (hébreu 22)

 
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
1 Du répertoire du *chef de chorale. A chanter sur l’air de « Biche de l’aurore ». Psaume appartenant au recueil de *David.
2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi restes-tu si loin, sans me secourir, sans écouter ma plainte ? 3 Mon Dieu, le jour je t’appelle au secours, mais tu ne réponds pas ; et la nuit encore, sans repos. 4 Pourtant tu sièges sur ton trône, toi, l’unique vrai Dieu, qu’Israël ne cesse de louer. 5 Nos ancêtres t’ont fait confiance, et tu les as mis à l’abri ; 6 ils t’ont appelé au secours, et tu les as délivrés ; ils t’ont fait confiance, et tu ne les as pas déçus. 7 Moi, on me traite comme une vermine ; je ne suis plus un homme. Les gens m’insultent, tout le monde me méprise. 8 Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils font la moue, ils secouent la tête. 9 Ils disent de moi : « Il a remis son sort au Seigneur, eh bien, que le Seigneur le tire d’affaire ! Le Seigneur *l’aime, eh bien, qu’il le sauve ! » 10 Seigneur, c’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère et m’as mis en sûreté contre sa poitrine. 11 Dès ma naissance, j’ai été confié à toi, dès que je suis né, tu as été mon Dieu. 12 Ne reste donc pas loin de moi, maintenant que le danger est proche et que personne ne vient m’aider. 13 Mes adversaires sont autour de moi comme de nombreux taureaux ; ils m’encerclent comme de puissantes bêtes du *Bachan. 14 On dirait des lions féroces qui rugissent et ouvrent la gueule contre moi. 15 Ma force s’en va comme l’eau qui s’écoule, je ne tiens plus debout. Mon courage fond en moi comme la cire. 16 J’ai la gorge complètement sèche, ma langue se colle à mon palais. Tu m’as placé au bord de la tombe. 17 Une bande de malfaiteurs m’encercle, ces chiens ne me laissent aucune issue ; ils m’ont lié pieds et mains. 18 Je suis tellement amaigri que je pourrais compter tous mes os. Mes adversaires me regardent fixement, 19 ils se partagent mes habits, ils tirent au sort mes vêtements. 20 Mais toi, Seigneur, ne reste pas si loin ; toi qui es ma force, viens vite à mon secours. 21 Sauve-moi d’une mort violente, protège ma vie contre la dent de ces chiens. 22 Délivre-moi de leur gueule de lion et de leur corne de buffle !
 
Ah, tu m’as répondu !
23 Je veux donc parler de toi à mes compagnons,
je veux t’acclamer parmi les fidèles assemblés :
24« Acclamez le Seigneur, vous qui reconnaissez son autorité. Honorez-le, vous tous descendants de *Jacob. Tremblez devant lui,
vous tous descendants d’Israël !
25 Car il n’a ni méprisé ni rejeté le misérable accablé ;
il ne s’est pas détourné de lui, il a entendu son appel. »
 
26 Seigneur, c’est grâce à toi que
je peux te louer dans la grande *assemblée.
Devant tes fidèles, je tiendrai les promesses que je t’ai faites.
27 J’invite les humbles : qu’ils mangent tant qu’ils auront faim ! Que ceux qui font appel au Seigneur l’acclament et qu’ils aient longue vie !
28 Que les peuples les plus lointains
se souviennent du Seigneur et reviennent à lui !
Que les familles de toutes les nations
s’inclinent jusqu’à terre devant lui !
29 Car le Seigneur est roi, c’est lui qui règne sur les nations.
30 Ceux qui sont pleins de vie mangent et s’inclinent devant lui. Et devant lui aussi s’agenouillent tous ceux qui descendent dans la poussière – ceux qui ne peuvent se maintenir en vie.
31 Leurs descendants le serviront ;
on parlera du Seigneur à la nouvelle génération.
32 On racontera à ceux qui vont naître ce qu’il a fait dans sa fidélité.

 

 

 

Voir la lumière au bout du tunnel

(Ps 22)

 

Drame de libération, à six étapes : lamentation, supplication, attestation du salut, reconnaissance, sérénité face à l’avenir, témoignage public.

 

Devenu moins que rien (22.2-11)

Un individu exprime son terrible désarroi : son entourage le rejette, et il a l’impression que son Dieu en fait autant. Il ne comprend pas. Comment cela se fait-il ? Celui qui autrefois a sauvé Israël opprimé en Égypte n’intervient pas pour le sauver, lui, de sa mer des Roseaux intérieure ? Tout allait si bien auparavant ! Un grand nombre de personnes – laissées pour compte, victimes de l’indifférence générale– pourront se reconnaître sous les traits du psalmiste ! C’est avec les premières paroles de ce psaume que Jésus, sur la croix, a exprimé sa douleur (Matt 27.46 ;Marc 15.34).

 

Un appel au secours (22.12-22a)

Un cri introduit et termine cette deuxième section du psaume: que le Dieu apparemment lointain et muet se fasse proche! Entre les deux mentions du cri d’appel, la plainte continue. La description se précise. Le mal se déchaîne, figuré par des animaux sournois et agressifs (taureaux de combat, lions en chasse, chiens sauvages). Il produit des effets physiques (affaissement du tonus musculaire, déshydratation, perte de poids et d’appétit) et psychologiques (découragement, sentiment d’être attaché).

Devançant la mort, l’entourage s’approprie déjà en pensée les vêtements du malheureux.

Le portrait correspond à un bon nombre de situations humaines : maladie, dépression, peur d’être dépossédé, approche de la mort…

 

 

Message reçu! (22.22b-32)

La dernière section du psaume l’atteste, le drame a connu un heureux dénouement. Le Seigneur a répondu. Et le psalmiste le remercie de l’avoir exaucé.

Le rite de reconnaissance implique la communauté: il consiste en un repas ouvert aux pauvres et aux humbles (v. 26-27, 30).

Belle occasion de publier la faveur obtenue (v. 23-25, 31-32), de proclamer la tendresse de Dieu pour les misérables (v. 25)

et sa royauté sur la terre entière (v. 29).

 

 

La libération d’un pauvre, quel qu’il soit, concerne la communauté de foi tout entière,

non seulement actuelle (v. 23-24, 26),

mais future (v. 31-32).

 

Elle concerne même les familles

de toutes les nations,

c’est-à-dire l’humanité dans son ensemble (v. 28).

 

En ce sens,

par le souffle qui l’inspire,

le psaume nous met sur la piste

d’une spiritualité

de solidarité

à l’échelle de la planète.

Pentecote 1

 

 

 

La concorde par l’humilité

(2.1-5)

La relation au Christ transforme les rapports interpersonnels. L’humilité doit les caractériser.

 

Pour Paul, la véritable humilité ne consiste pas à se déprécier soi-même,

mais à reconnaître la valeur des autres.

 

 

L’abaissement et la gloire

(2.6-11)

La source de l’humilité

se trouve dans le Christ.

Un exemple littéralement renversant : passer de la condition divine

à la plus basse condition humaine,

celle de l’esclave,

d’un condamné à mort (És 53).

 

Un tel abaissement volontaire est incompréhensible.

 

Mais c’est le chemin de l’amour :

il conduit, aux yeux de Dieu,

à l’honneur le plus grand.

 

 

Alors tous les êtres vivants

adoreront le Christ

et rendront gloire à Dieu.

 

 

 

Les chrétiens le font déjà lorsqu’ils proclament :

Jésus est le Seigneur !

**

Être témoins

(2.12-18)

 

Mettre en oeuvre son salut,

c’est le faire fructifier,

en tirer toutes les conséquences

par un comportement conforme au Christ.

 

 

C’est possible car Dieu

ne laisse pas les croyants

se débrouiller seuls.

 

Il leur donne la force et la volonté nécessaires.

**

Dans la Bible, le manque de foi

du peuple hébreu au désert (Deut 32.5)

est l’exemple type de la contestation.

 

Dans les sacrifices de l’Antiquité,

on répandait fréquemment du vin ou de l’huile sur l’autel.

Paul utilise cette image

pour évoquer l’éventualité

de son propre martyre.

 

Paul aux PHILIPPIENS

2, 6 à 11

 

L’humilité et la grandeur du Christ

1Votre union avec le Christ vous donne-t-elle du courage ? Son amour vous apporte-t-il du réconfort ? Êtes-vous en communion avec le Saint-Esprit ? Avez-vous de l’affection et de la bonté les uns pour les autres ? 2Alors, rendez-moi parfaitement heureux en vous mettant d’accord, en ayant un même amour, en étant unis de coeur et d’intention. 3 Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir inutile de briller, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. 4Que personne ne recherche son propre intérêt, mais que chacun de vous pense à celui des autres.

5Comportez-vous entre vous

comme on le fait

quand on connaît Jésus-Christ :

6 Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer de force l’égal de Dieu. 7 Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu homme parmi les hommes, il a été reconnu comme homme ; 8 et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix.

 

9 C’est pourquoi Dieu l’a élevé

à la plus haute place

et lui a donné le nom

supérieur à tout autre nom.

10 Il a voulu que, pour honorer

le nom de Jésus, tous les êtres,

dans les *cieux, sur la terre et sous la terre,

se mettent à genoux,

11 et que tous proclament,

à la *gloire de Dieu le Père :

«Jésus-Christ est le Seigneur !»

 

Briller comme des lumières dans le monde

12Ainsi, mes chers amis, vous m’avez toujours obéi quand je me trouvais auprès de vous. Eh bien, faites-le encore plus maintenant que je suis absent.

Menez à bien votre salut humblement,

avec respect, 13car Dieu agit parmi vous,

il vous rend capables de vouloir et de réaliser

ce qui est conforme à son propre plan.

14Faites tout sans plaintes ni contestations,

15afin que vous soyez irréprochables et *purs,

des enfants de Dieu sans défaut

au milieu des gens faux et mauvais de ce monde.

 

Vous devez briller parmi eux

comme les étoiles dans le ciel,

16en leur présentant

le message de vie.

 
 
 
Paul nous emporte ici
dans sa vision du Christ
et son double rapport
à la Gloire et à l'humiliation,
à l'abaissement et à l'exaltation.
 
De la condition divine à la condition humaine, de la condition humaine
à la situation de serviteur volontaire ,
et de ce statut de serviteur,
choisi par communion avec les plus humbles, jusqu'au courage de ne pas refuser l'avilissement suprême,
le traitement réservé
à l'esclave le plus méprisé.
 
Paul relit ainsi la vérité de l'Incarnation
et le refus de beaucoup
face à ce parcours
renversant toutes les conventions
ou désirs habituels des humains.
 
L'évangéliste Jean se contente de dire:
"Il et venu chez les siens
et les siens ne l'ont pas reçu":
il a été récusé.
 
Mais Paul contemple du même regard
la Gloire de Celui qui fut crucifié.
 
Acceptant d'être abaissé
Il a été exalté par Dieu.
N'ayant pas crispé les mains
sur ce à quoi il aurait eu droit,
il a été comblé par Dieu.
 
Méconnu et rejeté
il est maintenant reconnu
et choisi par des foules.
Traité de blasphémateur il porte éternellement désormais le Nom même de Dieu JE SUIS YAHVE L'ETERNEL LE SEIGNEUR
***
Laissons-nous habiter par la puissance de ce regard de Paul. Les extrêmes se rencontrent. Quelle lumière et quelle leçon pour nous quand nous nous estimons
injustement traités...
Et encore ceci :
Les choix de Dieu ne sont pas nos choix.
Jésus renverse tout notre système de valeurs. Non par amour de l'humiliation et de ce qui est avili, déprécié, insignifiant.
Mais par amour de la Vérité, de l'Authenticité.
Souvent, les apparences cachent les vraies grandeurs, le véritable Amour.
Jésus, le Christ, a donc pris le risque énorme de renoncer aux apparences que nous croyons être celles de Dieu.
Il a choisi de ne pas briller, mais il "fait la Une" depuis deux mille ans.
Il a choisi de se faire notre Serviteur
mais des multitudes le reconnaissent comme leur Roi, leur Maître, leur Guide,
leur Seigneur.
Il a été déshonoré, humilié, rejeté par de hautes autorités religieuses mais Dieu l'exalte éternellement en lui donnant son propre Nom: JE SUIS, JE SUIS et JE SERAI, YHWH,
ce Nom propre de l'Unique vrai Dieu
que les traducteurs appellent "LE SEIGNEUR".
***
Nous, disciples du Christ,
quelle que soit notre responsabilité ecclésiale, faisons-nous les mêmes choix que Jésus le Christ ? Avons-nous définitivement renoncé aux apparences, aux vêtements de richesse, aux titres d'honneur ? Ou sommes-nous tombés dans les pièges du monde: en renforçant nos apparences soit pour motif d'efficacité et d'influence, soit par mauvaise habitude héritée d'une certaine époque, soit par ce que nous y prenons plaisir ?
 
En fait, le monde n'est pas si stupide.
Il sait voir les vraies valeurs
sous de pauvres apparences -
et se méfier des personnalités
intérieurement vides
même lorsqu'elles sont
magnifiquement habillées.
 
XtGloire
images1
XtVezelay
PrinceKmer189a
Lumiere
 
 
 
 
Quel triomphe ?
(21.1-11)
 
Jésus organise son entrée à Jérusalem
de manière à montrer
qu’il vient en roi plein de douceur
et d’humilité.
D’où ce choix original
d’un ânon et d’une ânesse (Zach 9.9-10),
et non pas d’un cheval,
monture guerrière.
 
Jésus avance au milieu des pèlerins qui connaissent sa réputation
et qui lui font un triomphe.
 
 
 
Les acclamations joyeuses de la foule donnent aux gens de Jérusalem
deux informations importantes
à propos de Jésus :
- il est le prophète
de Nazareth en Galilée
- et il est le Fils de David
«qui vient au nom du Seigneur »
(v.9).
 
Matthieu situe l'événement
- après la demande prétentieuse de la mère de Jacques et Jean, après la traversée de Jéricho où Jésus a guéri deux aveugles
- et avant l'entrée dans le Temple où les grands-prêtres et les scribes reprochent à Jésus de laisser les enfants chanter "Hosanna au fils de David".
 
 
En fait , les autorités cherchent
le moyen de faire taire Jésus
en l'éliminant physiquement.
 
L'évangéliste glisse rapidement sur l'acte fort et symbolique de Jésus purifiant le temple en chassant le commerce organisé pour le culte des sacrifices, avec la complicité des Autorités du Temple et leurs pourcentages....
(comparer avec Jean 2, 13 à 25)
 
Matthieu ne développe pas la solennité de cette entrée royale de Jésus à Jérusalem quelques jours
avant la célébration de la Pâque.
Il va à l'essentiel !
" Toute la ville de Jérusalem
fut en émoi" ( s'agita) en disant:
"Qui est celui-ci?".
 
Effectivement, selon Matthieu,
Jésus arrive de Galilée
où il est bien plus connu qu'à Jérusalem
où la question est posée par ce cortège bruyant, populaire, improbable:
 
"Qui est-ce?".
(rappel de l'arrivée des Mages à Jérusalem ) Une foule en grande joie, agitant des branches, étendant les manteaux pour en faire un tapis, clamant "Hosanna, (sauve, s'il te plaît), fils de David, Béni et venant au Nom du Seigneur!".
 
Au coeur de cette foule populaire,
un homme monté sur un ânon !
 
Matthieu décode cette mise en scène clairement organisée et voulue par Jésus
pour rappeler la joie de Jérusalem
accueillant son Roi, un jour de victoire ,
en le déclarant juste, victorieux et humble (Zacharie 9,9-10).
 
Qui donc est cet homme ? "
C'est le prophète Jésus, de Nazareth,
de Galilée".
Autrement dit, un homme sans gloire, de basse extraction, aux limites
de la bonne religion!
 
La foule proclame l'essentiel:
- voici un homme aux antipodes du guerrier terrassant ses ennemis (il chevaucherait un cheval ou dirigerait un char de guerre),
- voici un porte-parole de Dieu et non pas quelqu'un s'auto proclamant maître à penser, - voici un personnage à l'aise au milieu des humains et ne cherchant pas à les dominer.
- voici une personne accomplissant des actes de guérison en faveur de ceux qui ne voient pas ou qui boitent ( physiquement et spirituellement).
- voici quelqu'un qui vient sauver.
 
Tel est bien le Fils d'homme
qui entre à Jérusalem.
Les foules sont dans le vrai.
 
Et les Autorités n'ont pas la moindre idée
sur sa véritable mission:
sauver des personnes
et réformer la religion
qui a trop oublié
Abraham, Moïse et les Prophètes.
 

 

Selon MATTHIEU

21, 1 à 11

Jésus entre à Jérusalem
(Voir aussi Marc 11.1-11 ; Luc 19.28-40 ; Jean 12.12-19)
 
1Quand ils approchèrent de Jérusalem
et arrivèrent près du village de Bethfagé,
sur le mont des Oliviers,
Jésus envoya en avant deux des *disciples :
Allez au village qui est là devant vous, leur dit-il.
Vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et son ânon avec elle. Détachez-les et amenez-les-moi. 3Si l’on vous dit quelque chose, répondez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir.»
4Cela arriva afin que se réalisent ces paroles du *prophète :
5 «Dites à la population de *Sion :
Regarde, ton roi vient à toi, plein de douceur,
monté sur une ânesse, et sur un ânon, le petit d’une ânesse. »
( Zacharie 9, 9-11)
6Les disciples partirent donc
et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
7Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon,
posèrent leurs manteaux sur eux
et Jésus s’assit dessus.
 
8Une grande foule de gens
étendirent leurs manteaux sur le chemin ;
d’autres coupaient des branches aux arbres
et les mettaient sur le chemin.
 
9Les gens qui marchaient devant Jésus
et ceux qui le suivaient criaient :
« Gloire au *Fils de David !
Que Dieu *bénisse celui qui vient au nom du Seigneur !
Gloire à Dieu dans les *cieux !»
(Psaume 117/118, v.26)
10Quand Jésus entra dans Jérusalem,
toute la population se mit à s’agiter.
«Qui est cet homme?» demandait-on.
11« C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée »,
répondaient les gens.
 
(Avant ce récit, Matthieu relate le passage à Jéricho
et la guérison de deux aveugles.
Après l'entrée dans Jérusalem,
Matthieu présente Jésus chassant les vendeurs du temple)
 
Jesus Rameaux
Filsprodigue
JeanBaptiste
 
Les manifestations de Jésus après sa mort
et sa mise au tombeau
selon les QUATRE EVANGILES
 
http://thomasjch.com/recitsresurrection.html
Rameauxfoules
Anonanesse

Revenir à la page d'accueil du site

Aller au Plan du site

Comparer les quatre évangiles concernant

 

La RÉSURRECTION vue par les peintres

Vue par les SCULPTEURS de Silos

item6
La Passion de Jésus :
Comparer les quatre évangiles concernant