Prière sur Jérusalem

 

Jésus, c'est bien en souvenir de toi

que sont allés en Israël-Palestine nos amis...

Ils sont retournés sur la terre

que tu as marquée de ton corps, de ton sang, de ton souffle, de ton esprit.

Ils ont voulu mettre leurs pas dans tes pas

et retrouver l'écho de ta parole et l'espoir que tu soulevais.

 

Mais ce qu'ils ont trouvé dans leurs allées et venues

c'est toujours le Mur.

Pas seulement le mur de béton

qui défigure maintenant bien des collines

que tes yeux ont admirées.

Mais le mur de séparation

qui établit deux peuples dans la guerre et la haine.

Le Mur par lequel les fils d'Isaac rejettent au désert

une nouvelle fois, les fils d'Ismaël,

comme si Dieu n'avait pas béni tous les fils d'Abraham.

Et nos amis, Jésus, ont vu le soldat veiller nuit et jour,

non pas pour annoncer du haut de Sion l'aube d'un salut

mais pour maintenir chacun dans son enfer

et punir encore celui qui n'y consent pas.

 

Aux uns comme aux autres du dis, Jésus:

"Remets ton épée au fourreau...

La coupe d'amertume, nous la boirons".

Oui, nos amis ont approché leurs lèvres de la coupe de souffrance,

comme toi au Jardin de Gethsémani...

 

Mais ils avaient aussi à la bouche les Psaumes des Montées,

comme tous ceux qui depuis des siècles s'approchent de la Ville,

cette Ville que tu as tant aimée et pour laquelle tu as pleuré:

 

"Demandez la paix pour Jérusalem:

Que tes amis vivent tranquilles,

que la paix soit dans tes murs

et la tranquillité dans tes maisons!

A cause de mes frères et de mes compagnons,

je dirai: "La paix soit sur toi!"

A cause de la demeure du Seigneur notre Dieu

je veux ton bonheur". (Ps 122, 6-9)

 

(Prière dite par un pélerinage "Témoignage chrétien"")

 

Extraits du message de la Semaine mondiale pour la paix en Palestine-Israël, une initiative du Conseil oecuménique des Églises. 2013

Il est temps de stigmatiser la violence frappant les civils et de garantir que tous soient en sécurité. (...)

Il est temps que tous respectent les normes du droit international humanitaire et des droits humains.

Il est temps de partager Jérusalem, capitale de deux nations et cité sainte de trois religions.

Il est temps que musulmans, juifs et chrétiens soient libres de visiter leurs lieux saints. (...)

Il est temps d'honorer tous ceux qui ont souffert, Palestiniens et Israéliens.

Il est temps de tirer la leçon des injustices passées.

Il est temps de comprendre la colère qui gronde et d'en éliminer les causes.

Il est temps que ceux qui ont du sang sur les mains reconnaissent ce qu'ils ont fait.

Il est temps de susciter le pardon entre les communautés et de réparer ensemble la terre blessée.

Il est temps de marcher vers l'avenir en tant qu'êtres humains créés à l'image de Dieu.

Tous ceux qui sont en mesure de dire la vérité au pouvoir doivent la dire.

Tous ceux qui veulent rompre le silence entourant l'injustice doivent le rompre.

Tous ceux qui ont quelque chose à donner pour la paix doivent le donner.

Pour la Palestine, pour Israël, pour notre monde troublé, Il est temps pour la paix

 

"Les hommes construisent un mur plus facilement qu'un pont"

André MALRAUX

"Aucune grande oeuvre n'a jamais été vraiment fondée

sur la haine et le mépris"

Albert CAMUS

 

Lire, plus bas sur cette page, les raisons de cet appel au secours formulé par David GROSMAN, écrivain israélien, dont le fils de 20 ans, URI, fut tué le dernier jour de la guerre du Liban

 

Le PONT de MILLAU

"Quinze nations et toutes les religions ont travaillé sur ce pont. Preuve que l'humanité peut faire de grandes et belles choses pour peu qu'elle veuille s'y mettre !"

Marc BUONOMO, directeur des ouvrages d'art chez Eiffel

 

C'est le Christ lui-même qui nous a apporté la paix, en faisant des Juifs et des non-Juifs un seul peuple. En donnant son corps, il a abattu le mur qui les séparait et en faisait des ennemis. ...c'est ainsi qu'il a établi la paix.

Par sa mort sur la croix, le Christ les a tous réunis en un seul corps et les a réconciliés avec Dieu; par la croix, il a détruit la haine.

;;;;;Le Christ est donc venu annoncer la Bonne Nouvelle de la paix à vous les plus lointains comme aux plus proches.

 

(Lettre de Paul aux chrétiens d’Ephèse,

vers les années 62-63)

 

BETHLÉEM, en raison du mur, est maintenant "une prison géante". Ce MUR, censé protéger Israël, "ne fera qu'accroître la haine, l'ignorance de l'autre et donc l'hostilité"

( Mgr Michel SABBAH, Patriarche latin de Jérusalem, Noël 2004)

 

" J'espère que Votre Sainteté pourra faire un peu plus pour que se réalise une paix juste pour les Palestiniens qui paient aujourd'hui une faute qu'ils n'ont pas commise. L'Europe souffre probablement d'un péché commis dans le passé, pendant la deuxième guerre mondiale. Mais je dois dire, sans hésitation, que les pauvres Palestiniens n'ont rien à voir avec cela. Et qu'ils ne devraient pas être punis."....

"On ne peut pas ne pas voir ce qu'Israël accomplit sur le terrain, vu qu'il a occupé Jérusalem, inclus Jérusalem-est, qui est cent pour cent palestinien. Je ne crois pas que les Israéliens puissent imaginer avoir à la fois la paix et tout le territoire, c'est sûr".

( L'ambassadeur saoudien au Pape Benoît XVI, en présence du Roi Abdallah, 6 novembre 2007 au Vatican)

 

LE ROI et le PAPE ont été d'accord pour déclarer que

"LA VIOLENCE ET LE TERRORISME N'ONT RIEN A VOIR AVEC UNE RELAITION OU UNE MÈRE PATRIE".

 

De Mgr Michel SABBAH,

Noël 2007, à Bethléem

CHACUN SAIT COMMENT SE FAIT LA PAIX. Chacun sait ce qui est dû à chacun des deux peuples qui habitent ce pays. Ce n'est pas le plus faible qui doit se soumettre et continuer à se dépouiller, mais les plus forts qui ont tout en main qui doivent se détacher et donner au plus faible son dû. Toutes les questions difficiles, avec la volonté ferme de tous pour faire la paix, peuvent alors trouver leur solution"

"L'histoire humaine est pleine de guerres, mais elle est pleine de Dieu aussi. Et Dieu est amour. Il n'est pas la tyranie de certains croyants, qui se disent croyants, alors qu'ils accomplissent non la volonté de Dieu, mais la leur propre, musulmans, juifs ou chrétiens..La violence ne peut se réclamer d'aucune religion. L'extrémisme, en toute religion, est la volonté de s'approprier, d'exclure, et de soumettre les autres , non à une foi en Dieu, mais à des comportements humains et hostiles aux aures. Les chefs religieux ont un rôle pour éduquer les croyants, les confirmer sur les voies de la justice, du droit, du pardon, avec la réclamation des droits, et de la collaboration de tous les hommes et femmes de bonne volonté".

"Ce n'est pas seulement dans un conflit que nous vivons, mais dans une histoire dont Dieu est le maître. Une histoire que Dieu fait et nous invite à faire avec lui...C'est lui qui étzait, qui est et qui sera."

 

COMPARER...CONDAMNER...JUSQU'A QUAND ?

6 mars 2008

Caritas Jérusalem constate que les bombardements récents d'Israël contre la bande Gaza ont tué 118 Palestiniens, dont 19 enfants..

7 mars 2008

Un jeune Palestinien a tiré sur les élèves d'une école Talmudique de Jérusalem et tué 8 élèves.

OBSERVEZ pour chaque horreur

QUI condamne ? QUI se tait ? Pourquoi ?

 

"AIDEZ-NOUS"

Un appel de DAVID GROSMAN publié dans "Le Point" du 6 mars 2008, page 79

"Nous sommes saturés par nos propres problèmes, notre traumatisme, notre sécurité, notre armée, notre terre: c'est étouffant....Aujourd'hui, nous avons dévié de notre éthique sioniste, le fondement même de l'Etat d'Israël. Mais le processus de paix ira jusqu'au bout, c'est certain. Les Palestiniens sont désespérés mais lucides sur la nécessité d'une paix négociée. Nous n'avons plus le luxe du désespoir. Nous plaçons nos espoirs dans la fatigue du conflit qui nous unit désormais comme un ciment amis et ennemis".

"Je ne crois pas à l'utopie d'un amour partagé, ni même au masochisme d'un amour-haine. Je parle d'intérêts communs, partagés, raisonnables, que la peur seule nous empêche de voir. Hélas! de chaque côté l'aveuglement aux souffrances et aux besoins de chacun est si fort que nous ne nous rendons compte de rien."

"AIDEZ-NOUS À EN SORTIR ! C'est un message simple, nous ne pouvons pas nous débrouiller sans l'intervention intelligente de l'Europe, de la France, de l'Allemagne, deux pays qui ont la confiance des Palestiniens".

 

"Où EST PASSÉ L'HUMANISME JUIF ?

"

Autre proclamation d'un autre Juif contemporain, Avraham BURG, né à Jérusalem en 1955, Président de la Knesset de 1999 à 2003,vivant actuellement tout près de la Cisjordanie, à 15 km de Jérusalem.

"Selone l'éducation que j'ai reçue, notre peuple n'a jamais vécu juste pour vivre, il n'a pas survécu juste pour survivre, il n'a pas poursuivi son chemine juste pour le poursuivre. L'existence juive a tooujours connu unn mouvement ascendant. Pas seulement vers le père, le roi, qui est aux cieux, mais surtout vers les hauteurs du grand appel humaniste (...) Et ceci jusqu'aux temps modernes, où le mouvement sioniste ne fut pas une simple entreprise de sauvetage du peuple juif menacé par ses persécuteurs, mais une tentative pour construire un pays et une société plus justes, fondés sur l'amour du prochain. Autrement dit, un pays et une société où ce qui nous a été infligé en tant que minorité persécutée est totalement proscrit. Aujourd'hui, ce grand appel humaniste ne se fait plus entendre en Israël. Les conflits sociaux et territoriaux ont porté un coup dur aux valeurs et assombri l'horizon de la pensée et des aspirations nationales"

 

Extrait de l'introduction à l'édition française de "vaincre Hitler"

Lu dans "la Vie" du 6 mars 2008, page 11

P1040454
Des Millions de personnes se

 

>> Accueil >>

GAZA

>> Réconciliation >>

>> Paix >>

>> Conversion >>

Déclaration de Mgr Fouad TWAL, patriarche latin de Jérusalem, faite à Beyrouth dans le cadre d'une rencontre oecuménique le 23 mai 2013:

"Alors que la période historique dite du « Printemps arabe » inscrit le Moyen-Orient dans « un tournant périlleux » et sanglant, le patriarche a exprimé sa solidarité à « chaque famille de réfugiés et à chaque cher martyr, à chaque propriétaire d’une maison démolie dans toute la région, en particulier au cours de ces jours dans notre bien-aimée Syrie. Nous, les enfants de la Terre Sainte, comprenons que trop bien le sens des mots ‘déplacement’, ‘expulsion’, ‘assassinat’, ‘injustice’, ‘déracinement’ et ‘exil’. »

Pour le patriarche, « il ne fait aucun doute que le problème palestinien est au centre de tous les conflits au Moyen-Orient depuis les cent dernières années ». Mais, a-t-il déploré, « les  médias et la communauté internationale ont cessé de se rappeler de notre situation et tourné tout leur intérêt vers la situation syrienne ».

C’est pourquoi il a souhaité que la communauté internationale ne «contourne pas cette vérité ».

Le patriarche a appelé « à une action sérieuse pour une paix véritable en Terre Sainte, avec l’élimination de l’injustice historique qui a frappé le peuple palestinien sur la base de la justice, la vérité, l’amour et la liberté, conformément aux résolutions de la légitimité internationale qui est piétinée jour après jour, ainsi que les droits de l’homme légitimes, à commencer par le droit à l’autodétermination. »