Page sur la Franc-Maçonnerie

 

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Volontaires pour un dialogue ?

 

Il ne manque pas de Francs-Maçons de diverses obédiences désireux d'entrer en dialogue avec les Autorités du Catholicisme romain. Leurs motivations peuvent être multiples: le rayonnement du Pape François, l'attention portée par le récent Synode romain sur les réalités vécues par les couples et les familles et non pas sur la répétition de récentes prescriptions, l'évidence que Rome pratique le dialogue avec d'autres Eglises chrétiennes, avec le Judaïsme, avec des religions non chrétiennes, avec des philosophies ou sagesses de vie sans rapport avec le catholicisme.

Certains catholiques, blessés par l'ancienne excommunication proférée contre la Franc-Maçonnerie (code de 1917) ou par la prise de position très négative du Cardinal Ratzinger lors de la mise en application du nouveau Code de droit canonique (novembre 1983), aimeraient passer du stade des condamnations mutuelles à celui du dialogue.

L'appel lancé par Paul Pistre en couverture de sa récente "Lettre aux catholiques amis des maçons" (rentrée 2014) pourrait raviver ce désir. Depuis 28 ans, sa Lettre contribue à susciter des conditions favorables au dialogue.

Je suis loin de connaître tout ce qui a pu exister comme dialogue entre des Francs-Maçons et des Catholiques depuis plusieurs décennies. Pendant des années, à l'initiative de l'abbé René Berthier, j'ai rencontré des membres de la GLF: avec les catholiques (non maçons) nous avons posé des questions auxquelles trois maçons ont répondu dans la video publiée en 1993 sous le titre "Jardin caché".

Le 9 décembre 1991, un groupe de volontaires de la GLF avait manifesté le désir de chercher le dialogue avec des Autorités romaines. Il ne put aboutir. De même pour la demande du 19 février 1999 émanant cette fois de la GLNF.

Du 5 juillet 1993 au 18 avril 2000, j'ai entretenu une correspondance avec le Cardinal Ratzinger au sujet de mes dialogues avec des Maçons de la GLF, répondant à toutes ses questions.

Il m'a semblé utile pour la vérité de l'histoire de déposer sur internet la totalité de cette "correspondance avec le Cardinal Ratzinger".

Chacun est libre de s'y référer. Elle est accessible sur mon site personnel <www.thomasjch.fr >, en ouvrant la page Plan du site, puis la page "Vous avez dit Franc Maçon ?" (ou, plus directement, en écrivant le lien suivant dans votre navigateur internet < http://www.thomasjch.fr/francmac.html>. Cette correspondance avec ses annexes classées en ordre chronologique représente 76 pages d'ordinateur que vous pouvez imprimer librement.

Nous sommes en 2014. Beaucoup de choses ont évolué.

Le climat s'est-il apaisé? Probablement oui chez la plupart.

Le temps du dialogue est-il arrivé ?

Ceux qui le pensent et seraient volontaires pour entrer en dialogue avec des Autorités de l'Eglise Catholique à Rome, peuvent l'écrire à Paul Pistre, 7, rue du Docteur-Bernardbeig, 31100, Toulouse, mail <paulpistre@free.fr> -

ou m'envoyer un message à l'adresse mail <thomasjc@orange.fr>. Ils recevront tous et chacun une réponse les tenant au courant de la suite donnée à cette invitation au dialogue.

Jean Charles Thomas, ancien évêque de Corse et de Versailles, retraité à St Gilles Croix de Vie (Vendée)

23 octobre 2014

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La vie en loge.

Comment expliquer le succès actuel de la F M en France ? 175 000 adultes ont adhéré librement, 4 000 loges sont en activité - ce qui constitue des chiffres-record, jamais atteints -. La vie en loge apporte des éléments très positifs. Les présenter en quelques lignes permet de dépasser les préjugés trop fréquemment entendus.

VERS LA FRATERNITE Tout d'abord, la loge se veut fraternelle. Les termes

de frères et de sœurs sont couramment employés. La cellule de base, constituée par la loge, compte entre 20 et 100 inscrits. Un vénérable et une dizaine d'officiers l'animent, réélus régulièrement. Les membres sont d'âges variés et de professions différentes. Ainsi, se retrouvent ensemble, avocats, médecins, commerçants, policiers, élus politiques, enseignants, etc.. Dans notre société, de plus en plus anonyme, ces contacts sont précieux. Après chaque soirée, deux fois par mois, la tenue s'achève par un petit repas, les agapes. Imaginons ce que serait la communauté paroissiale si, après l'office dominical, se tenait un repas partagé. La F M, c'est donc une fraternité vécue - même si, quelquefois, cela permet des opérations illégales.-

VERS LA CULTURE. Donc, deux fois par mois, soit une vingtaine de tenues l'année,

dans le temple, la micro-société se réunit. L'essentiel de la tenue est occupé par un exposé, une planche, par l'un de ses membres. Dès l'initiation, le nouveau frère, l'apprenti, apprend à se taire et à écouter - qualité rare et précieuse aujourd'hui -. Plus tard, devenu compagnon et maître, il pourra intervenir dans le débat, d'ailleurs bien ordonné, avant de plancher à son tour. La loge est une efficace école de formation d'adultes. On ne s'étonne pas que partis politiques, syndicats et mouvement associatif utilisent des personnes ainsi formées dans ce vivier remarquable. On peut ajouter une pédagogie particulière, le symbolisme : pour le maçon, tout est symbole, mais il faut examiner toutes les significations,

VERS UNE SPIRITUALITE" PERSONNELLE. Le travail en loge permet à chacun

d'avancer dans une ligne de convictions qui doit être personnelle. Il se dit un cherchant, patiemment, à la poursuite de sa vérité, loin de tout dogme imposé.

N'existe pas une philosophie unique. A chacun de se déterminer. Sans doute, des valeurs communes existent : attachement à la laïcité, engagement civique et social, ouverture à la tolérance et au dialogue, véritable discrétion ( la F M n'est pas secrète, mais discrète.) Le maçon est un homme réfléchi, courtois, curieux, qui se forge, peu à peu, une spiritualité personnelle.

MALGRE LES DIVISIONS. Ces éléments signalés, fraternité vécue, formation d'adultes, spiritualité personnelle, se retrouvent dans la loge et dans toutes les structures maçonniques.

Chaque loge se rattache à une organisation nationale, l'obédience. Mais, la F M est très divisée, comprenant, en France, 5 grandes obédiences et une série de moyennes et de plus petites.

Le premier élément de différenciation est le sexe. Plusieurs grandes sont masculines, comme la G L D F et la G L N F. Une autre est féminine, la G L F F. La mixité est la caractéristique du D H. Le G ODF, depuis peu, s'est ouvert aux dames.

Autre élément de différenciation, la croyance en un Dieu révélé, qui caractérise la G L N F, ou au GADLU, à la G L D F, mais avec la liberté laissée à chacun de le définir. D'autres, comme le G ODF, laissent liberté totale de conscience, y compris l'agnosticisme ou l'athéisme. En fait, deux courants sont visibles. Le GO et le DH sont très attirés par les questions sociétales, en étant plus rationalistes. Le courant écossais s'attache à une spiritualité plus marquée, conjuguée à une formation poussée de l'individu. Mais, cette ligne très générale n'empêche pas de nombreux frères de cultiver des convictions différentes.

( Texte de Paul PISTRE, Lettre aux catholiques, n° 98, octobre 2014, page 2)

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Quelques compléments sur la Franc Maçonnerie

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