Les FEMMES de la BIBLE

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http://www.femmesdelabible.org/

MARIE, la jeune, mère de Jésus, épouse de Joseph Nazareth en Galilée, nord de la Palestine,

ELISABETH, la femme plus âgée, mère de Jean le Baptiseur, épouse du prêtre Zacharie, cousine de Marie (sud de la Palestine)

Leur attente d'un fils, leur rencontre, l'expression de leur JOIE DANS L'ESPRIT

Lire Luc le chapitre 1 en entier.

MARIE, éducatrice de Jésus dans la fidélité au Judaïsme: elle-même fidèle à sa religion juive, au mariage avec Joseph, homme juste. (Luc 2)

ANNE, la veuve âgée, femme de prière (Luc 2, 36-38)

La VEUVE de Naïm qui vient de perdre son fils unique (Luc 7, 11-17)

Une PÉCHERESSE de la ville qui s'invite aux pieds de Jésus pendant le repas offert par Simon le phrisien. (Luc 7, 36-50).

Et les FEMME QUI ACCOMPAGNENT Jésus (Luc 8, 1-3)

"Qui est ma mère ? Qui sont mes frères? Qui sont mes soeurs? (Luc 819-21)

La fille de douze ans et la femme malade depuis douze ans ( Luc 8, 40-56)

MARTHE et MARIE de Béthanie (10,38-42)

La femme infirme depuis 18 ans, guérie en pleine synagogue par Jésus ( Luc 13, 10-17)

"La VEUVE et le JUGE injuste" (Parabole, Luc 18,1-8)

La VEUVE tellement généreuse (Luc 21,1-4)

Ls FEMMES de JÉRUSALEM pleurent sur Jésus (Luc 23, 27-31)

Les FEMMES AMIES de Jésus pleurent sa mort et viennent pour honorer son corps (Luc 23,55 à 24,12)

Et TOUTES LES FEMMES MENTIONNÉES PAR LUC dans la COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE,

(lire les Actes des Apôtres)

Autant de mentions de la présence féminine autour de Jésus et dans la communauté chrétienne: quelque chose d'inhabituel eu égard aux moeurs de l'époque.

Misogynie chrétienne ?? Allons donc !

Avons-nous plutôt progressé ou plutôt régressé ?

Dieu crée la femme et l'homme reconnaît en elle une aide pour lui, une partenaire présente en vis--à-vis, à la fois semblable et différente, un complément et un contre-pouvoir, celle qui va porter la vie, la mettre au monde et la faire grandir, l'épouse pour l'époux, celle pour laquelle l'homme quitte son père et sa mère pour s'attacher à celle avec laquelle il devient une seule chair, une seule communion d'amour (Genèse 2, 18 à 25)

"Il n'est pas bon que l'homme soit seul"

 

Réflexions de BENOIT XVI

"L'idée que l'homme serait en quelque sorte incomplet de par sa constitution, à la recherche,dans l'autre, de la partie qui manque à son intégrité, à savoir l'idée que c'est seulement dans la communion avec l'autre sexe qu'il peut devenir "complet, est sans aucun doute présente" (Encyclique sur l'amour, n° 11)

"Adam est en recherche et il "quitte son père et sa mère" pour trouver sa femme; c'est seulement ensemble qu'ils représentent la totalité de l'humanité, qu'ils deviennent "une seule chair".

Selon une orientation qui a son origine dans la création, l'eros renvoie l'homme au mariage, à un lien caractérisé par l'unicité et le définitif; ainsi, et seulement ainsi, se réalise sa destinée profonde.

Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l'icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement: la façon dont Dieu aime devient la mesure de l'amour humain" ( Encyclique sur l'amour, n° 11)

Les chrétiens n'ont pas fini de tirer des applications de ces considérations pleinement justifiées par la Révélation judeo-chrétienne: que ce soit dans la juste "construction intérieure et spirituelle" de l'humain religieux, que ce soit dans la place à donner au couple marié pour l'édification d'une civilisation de l'amour et de la communauté-Eglise.

 

JEAN PAUL II faisait également cette constatation.

“Nous avons malheureusement...rendu difficile le chemin de la femme, fait méconnaître sa dignité, dénaturé ses prérogatives...Tout cela l’a empêchée d’être elle-même et a privé l’humanité d’authentiques richesses spirituelles”

(Jean Paul II 1995, Lettre aux femmes, 3,5)

 

MARIE -JO THIEL

Marie Jo THIEL, professeure d’éthique et de théologie morale à l’université Marc Bloch disait lors d'une conférence donnée dans la cathédrale de Strasbourg, le 29 novembre 2005, à la demande de Mgr Joseph Doré, (texte publié par la Documentation catholique du 19 novembre 2006, p.1015 et ss.

“Le Christ a confié aux femmes une responsabilité inouïe dont nous commençons peut-être seulement à prendre toute la mesure”...” L’église primitive la met en oeuvre dans une communauté où hommes et femmes prient ensemble, d’un seul coeur, égaux devant Dieu. Mais apparaissent assez vite les premières tensions comme s’il fallait accomoder l’Evangile aux cultures androcentriques...Pourtant...le pouvoir de l’Écriture reste précisément un pouvoir de critique et de suscitation”...(1017)

“Leur reconnaissance n’est pas acquise...Leur statut de femme les fait écarter des lieux centraux de la décision en Eglise, des lieux de la consultation et de l’élaboration théologiques qui restent liés à la fonction sacerdotale et épiscopale. Au mieux, elles sont appelées comme expertes...”( 1018)

“Les femmes, qui ont déjà une place importante dans la transmission de la foi et dans l’accomplissement de services de tout genre dans la vie de l’Eglise, doivent être associées à la préparation des documents pastoraux et des initiatives missionnaires: elles doivent être reconnues comme des coopératrices de la mission de l’Eglise dans la famille, dans la profession et dans la société civile”

(Jean Paul II, 1989, “Christifideles” n° 51)

 

En relisant Genèse 2, 4b à 25

“Os de mes os, chair de ma chair: (l’expression) désigne l’appartenance à une même famille, celle que constituent l’homme et la femme appelés à s’unir pour former “une seule chair”. Finalement, l’être que Dieu avait modelé ‘adam’ devient maintenant seulement homme masculin(‘ish) lorsqu’il voit et reconnaît face à lui une femme (‘isha). C’est maintenant seulement, en situation de manque et de désir de sa “moitié”, qu’il se met à parler, qu’il devient lui-même, dans sa propre identité. Une manière pour le texte biblique de souligner que l’identité humaine authentique est relationnelle, sans fusion ni confusion. L’homme et la femme naissent et ne sont vraimnt eux-mêmes que l’un avec l’autre, dans leur ressemblance et leur différence, l’un et l’autre dans leur ressemblance et leur différence, l’un et l’autre dans leur relation à Dieu, aux autres vivants, au cosmos”. ( Marie-Jo Thiel, p 1020)

En Israël, au temps de Jésus

“En Israël, au temps de Jésus, la femme est presque totalement reléguée à la maison et dans sa famille...Enne ne peut évidemment suivre un Rabbi (comme Jésus). Elle n’a aucun droit à la parole. Elle ne peut témoigner de rien, ni en aucun procès.

Alors, quand Jésus se met à leur parler, à les accepter à sa suite, à leur confier des responsabilités jusqu’à l’annonce de la Bonne Nouvelle, jusqu’à la première proclamation de sa Résurrection, il renverse tout l’ordre social et religieux.”(1021).

“L’Esprit saint fit de Marie Madeleine l’apôtre des apôtres” (St Augustin, sermon 132)

“ (Au matin de Pâques) Envoyées par l’ange, les femmes réalisent l’oeuvre d’un évangéliste. Elles deviennent les apôtres des apôtres lorsqu’elles se hâtent tôt le matin d’annoncer le salut du Seigneur” (St Bernard, sermon sur le Cantique des Cantiques, 75, 8 PL 183)

 

Dans les Actes des Apôtres.

“Elles sont là avec les apôtres avec Marie et les frères de Jésus” (Actes 1.14)

Tabita, la “disciple” (Ac 9, 36-43)

Lydie (16,13)

Les 4 filles de Philippe l’évangéliste ( 21,8): appelées “prophétesses”.

Couple Prisca et Aquilas (Rom 16,3)

Phoebe, “femme diacre de l’église de Cenchrées” (Ph 1,1, 1 Tim 3,8)

Jusqu’au IV siècle, il est attesté que des femmes furent établies dans une mission de type diaconal par l’imposition des mains ( d’une main?) de l’évêque.

“Hommes eet femmes étaient ainsi ensemble au service de l’Evangile et de la communauté....Jamais on ne pourra retirer de l’Evangile ce rôle essentiel des femmes. Ce qui est écrit est écrit.” (1022)

 

“Aujourd’hui, l’on commence enfin à prendre toute la mesure de l’androcentrisme à travers les siècles...L’androcentrisme asservit non seulement les femmes mais aussi les hommes privés de leur partenaire “assortie” comme disait le livre de la Genèse. Encore faut-il avoir l’audace de le reconnaître.”

“Quand l’homme et la femme se mettent à table avec leur Seigneur (cf Apoc 3.20) et quand l’Eglise est contemplée sous le signe de l’épouse, n’entre-t-on pas progressivement mais sûrement dans un dialogue qui sait faire toute sa place à chacune et à chacun? Et les femmes ne sont-elles pas alors l’images de l’Eglise, épouse du Christ?” ( Marie-Jo Thiel , p.1023)

 

“Quand l’inculturation prend le dessus...l’Eglise s’avère peu ou prou en décalage avec le message qui l’institue...Vouloir réduire lé femme à l’homme ou inversement, ce n’est honorer ni l’homme ni la femme. La fécondité de la relation h umaine tient d’une différene assumée dans une égale dignité humaine....l’Eglise bouge ! Prenons-y notre place, n’ayons pas peur “ (1023)

(Marie Jo Thiel)

Texte paru dans “la documentation catholique”, 19 novembre 2006, n° 2368, pages mentionnées ci-dessus.

Marie BALMARY à propos de Genèse 1 et 2

" ...Or, en lisant à plusieurs ces textes dans l'hébreu, nous avons vu que les mots "homme" et "femme" apparaissent, non pas lorsque les humains sont créés (ils ne sont encore que "mâle et femelle"- Gn 1), mais seulement lorsqu'ils se rencontrent l'un l'autre (Gn 2). Selon ces deux textes, Dieu ne crée que la possibilité des humains mâle et femelle - l'humain ne devient homme et femme que par la relation entre eux. Par leur reconnaissance. Par la parole”

***

Manger, c'est "assimiler", détruire la différence entre moi et ce que je mange. Ce premier interdit relationnel fonde tous les autres : il m'est interdit de connaître l'autre en le mangeant puisqu'il cesserait d'être autre. Lui seul peut se faire connaître de moi. Aussi, le seul "bien-connaître", entre les humains, c'est le "ne pas savoir, ne pas manger". Un homme ne sait jamais ce que c'est que d'être une femme et réciproquement. Il y a une inexpérience, une inconnaissance radicales entre eux qui leur permet d'advenir comme sujet l'un en face de l'autre.

***

“Je ne te “sais” pas: si je veux te connaître, je dois te “croire”. Il y aura donc une part essentielle de ta vie dont je ne saurai que ce que tu voudras bien m'en dire. C'est cela, se connaître sans se manger. Se connaître par le croire, non par le savoir. Reconnaître l'autre comme sujet. L'expérience de la psychanalyse confirme les méfaits du "manger l'autre" et les bienfaits du "ne pas connaître" mais reconnaître l'autre et le croire..

( Document non publié)

 

VÉRONIQUE MARGRON

Les trois premiers chapitres de la Genèse signifient combien la reconnaissance des limites permet la vie bonne, l’avenir. Le Dieu qui est présenté n’est pas jaloux de son pouvoir mais celui qui donne à l’humain le chemin pour vivre : la parole, la relation entre la différence et l’altérité, entre la mé-connaissance et la reconnaissance. La finalité est d’offrir à l’humain un amour où il n’a pas à craindre de l’autre, où la sexualité est sous le signe du don et non de la convoitise ou de la violence.

 

Un vis-à-vis : bonne et mauvaise solitude

Et le Seigneur se dit : « Il n’est pas bien que l’humain soit à lui seul ! Je ferai pour lui un secours comme son vis-à-vis. » Pour qu’il ne meurt pas de cet isolement, le Seigneur Dieu se propose de faire « pour lui » un « secours » - Terme qui indique qu’il s’agit d’un moyen d’échapper à un péril mortel. Ce secours, c’est la relation avec un vis-à-vis. « Comme son vis-à-vis », où le « comme » introduit une idée d’approximation, signalant que jamais ne sera adéquate une définition de l’autre à partir de l’un. La locution « son vis-à-vis » rend l’idée de faire face, avec une nuance de résistance, de confrontation mais aussi de communication. Belle approche de la signification de la rencontre sexuée, dans la vie intime comme dans la vie sociale commune.

***

La différence me précède, l’altérité est sans cesse à réajuster pour mieux apprendre à aimer. Alors l’émerveillement est-il au rendez-vous. Il invite au don et protège de la convoitise.

***

Le récit biblique est un récit théologique. Sa question est : qui est le Dieu que nous confessons ? Celui qui a peur de notre pouvoir ? Ou celui qui nous offre le chemin pour aimer sans craindre.

( Document non publié)

 

L'ÉVANGÉLISTE JEAN mérite lecture

concernant les FEMMES dont il parle.

- "LA MÈRE" de Jésus ( à Cana, et au pied de la croix) Jn 2, 1-6 et 19

- La Samaritaine, femme aux 5 maris, apôtre des gens de Samarie (Jn 4)

- Une femme prise en flagrant délit d'adultère (Jn 8)

- Marthe et Marie , les soeurs de Lazare: Jn 11, et Jean 12. 1 à 8

- Marie-Madeleine, envoyée aux apôtres pour annoncer la Résurrection, Jn 20

 

Un viol (déclaré) est commis en moyenne toutes les deux heures en France...( Ce qui signifie: chaque année, en France, plus de 4.300 femmes subissent un drame qui va bouleverser durablement la relation avec elle-même et leur entourage, masculin notamment).

 

“La discrimination envers les femmes freine le développement du monde arabe “- “Les pays arabes sont invités à donner aux femmes un accès plus important à la santé, à l’éducation et à l’économie” (Rapport de l’ONU rédigé par des experts arabes, décembre 2006)

***

“En France, tous les trois jours, une femme meurt des suites de violences conjugales- Dix pour cent des femmes mariées subissent des violences en couple”.

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